Press Release —Local September 21, 2021

Les acteurs humanitaires de la protection formés à l’identification, l’orientation et l’assistance aux victimes de traite à Niamey

Les acteurs humanitaires de la protection formés à l’identification, l’orientation et l’assistance aux victimes de traite à Niamey

Les acteurs humanitaires de la protection formés à l’identification, l’orientation et l’assistance aux victimes de traite à Niamey

Niamey (Niger) – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Niger, en collaboration avec l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et du Trafic Illicite des Migrants (ANLTP-TIM), a organisé le 14 septembre une formation sur la protection des victimes de traite au Palais des Congrès de Niamey.

Cette activité fait partie d’un cycle de formation de neuf mois lancé le 9 août 2021 qui vise à renforcer les connaissances et compétences des travailleurs sociaux des tribunaux et des directions de la promotion de la femme et de la protection de l’enfance, des membres d’organisations de la société civile, des forces de défense et de sécurité et des acteurs humanitaires dans presque toutes les régions du pays. Elle permettra une meilleure identification des victimes de traite, mais également leur référencement et une prise en charge basée sur leurs besoins spécifiques.

La définition de la traite des personnes, la différence avec le trafic illicite de migrants et l’immigration irrégulière, le mécanisme de référencement des victimes ont été couverts par la formation.

Plus de 80 personnes de Tahoua, Tillabéri et Niamey ont été formées à ce jour, dont 24 femmes. D’ici avril 2022, l’OIM Niger aura formé 250 travailleurs sociaux des sept régions du Niger.

« Avant cette formation j'ai fait laisser passer beaucoup de cas de traite par ignorance, » dit Amadou Ibrahim*, policier à Tahoua. « La formation m'a même aidé à pouvoir auditionner une victime de traite ou quelconque victime ».

Du point de vue de sa situation géographique, le Niger est en proie à la traite interne et à la traite transnationale, étant un pays de destination et de transit pour les trafiquants. Une grande majorité des victimes de traite dans le pays sont des femmes et des filles qui font face à des exploitations spécifiques comme la prostitution pour autrui et le travail domestique. Le phénomène de la traite des personnes reste cependant largement sous reporté au Niger car les victimes ne se manifestent pas souvent ou ne sont pas identifiées par les travailleurs sociaux qui croisent leur chemin.

« Cette formation permettra aux acteurs d’identifier plus facilement les victimes, de pouvoir s’entretenir avec elles de manière adéquate et respectueuse, et de développer un plan de prise en charge, chacun selon ses prérogatives et ses qualifications » dit Barbara Rijks, Cheffe de Mission de l’OIM Niger.

Depuis 2017, l’OIM Niger a assisté plus de 500 victimes de traite à travers une aide holistique, y compris une aide au logement, en alimentation, une aide médicale et psychosociale, une assistance pour l’obtention de documents de voyage, entre autres aides fournies. Parmi les personnes assistées depuis janvier 2017 jusqu’à aout 2021 par l’OIM Niger, 69 pour cent sont des femmes et 37 pour cent sont des enfants. La majorité des victimes sont Nigérianes (56 pour cent) et Nigériennes (23 pour cent). Les autres pays d’origine des victimes de traite sont le Bénin (5 pour cent), le Libéria (3 pour cent), le Cameroun, la Gambie, et le Soudan (2 pour cent).

Cette série de formation a été soutenue par la République de Corée, le gouvernement des Pays-Bas, l’Italie et la Grande Bretagne.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Aïssatou SY de l’OIM Niger, aisy@iom.int