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Le Niger inaugure un nouveau centre de transition pour faciliter le retour et la réintégration d’anciens membres d’organisations extrémistes violentes

Inauguration d’un nouveau centre de transition destiné à accueillir d’anciens membres d’organisations extrémistes violentes pour leur permettre de commencer une nouvelle vie. Crédit : OIM/Niger

Hamdallaye - Le 26 mai, le Gouvernement du Niger a officiellement inauguré un nouveau centre de transition pour les anciens membres d’organisations extrémistes violentes dans la ville de Hamdallaye, dans la région de Tillabéri. Ce centre de transition de deux hectares a été construit avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du PNUD. Il accueillera environ 200 personnes en transition pour leur permettre de commencer une nouvelle vie à leur retour. Dans le centre, les personnes recevront un soutien adapté à leurs besoins, notamment un développement des compétences, un soutien psychosocial et des soins sanitaires, afin de les préparer à leur retour et à leur réintégration dans les communautés. Le Ministre de l’Intérieur du Niger et les autorités locales et traditionnelles de la région de Tillabéri ont saisi cette occasion pour lancer un appel afin que davantage de personnes quittent les groupes armés non étatiques.

En 2016, le Gouvernement du Niger a lancé un appel pour que les personnes ayant rejoint des groupes armés non étatiques se rendent volontairement. Le premier centre de transition est en place dans le département de Goudoumaria, région de Diffa, depuis 2019. Ces dernières années, la région de Tillabéri a été caractérisée par une instabilité croissante due aux attaques de divers groupes armés non étatiques. Le centre de Hamdallaye contribuera également à la paix et ouvrira la voie à des solutions durables pour les personnes déplacées.

Depuis 2017, dans le cadre d’un programme régional élargi sur le désarmement, la démobilisation, la réinsertion ou la réintégration (DDRR) dans la région du lac Tchad, l’OIM soutient le développement et l’opérationnalisation des cadres juridiques et politiques de DDRR conçus par le Gouvernement du Niger. En conséquence, en 2021, le pays a lancé sa première politique nationale appelée « Programme national de prise en charge de la reddition au Niger » (PNPCR). « Le PNPCR a évolué avec succès du niveau local au niveau national, avec le soutien de l’OIM, et peut désormais être mis en œuvre partout dans le pays. Sa mise en œuvre contribuera à la réintégration durable des anciens membres d’organisations extrémistes violentes dans les communautés de leur choix », a déclaré M. Hamadou Amadou Souley, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.

En outre, grâce à l’Initiative de cohésion communautaire au Niger (NCCI), l’OIM et ses partenaires locaux ont soutenu la réintégration des personnes ayant quitté les groupes armés au sein de leur communauté d’origine. La NCCI renforce également la résilience des communautés touchées par la violence et le conflit à Tillaberi, Tahoua, Maradi et Diffa en s’attaquant aux causes profondes du conflit et aux facteurs d’instabilité afin de résister aux chocs futurs, de construire et de maintenir la paix, notamment en offrant des opportunités économiques aux communautés vulnérables telles que les femmes et les jeunes.

L’initiative sensibilise également à l’extrémisme violent et à sa prévention. « L’OIM soutient le Gouvernement du Niger dans ses efforts pour construire la paix dans les endroits touchés par l’insécurité au Niger. Ce nouveau centre de transition est un outil qui permettra aux populations d’élargir leurs perspectives et de contribuer à la promotion et à la consolidation de la paix dans leurs communautés », déclare Barbara Rijks, Cheffe de mission de l’OIM au Niger.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Aïssatou Sy, email : aisy@iom.int ; Tél. : +227 80 06 65 31.